Un joueur de football qui pousse la porte d’un club de football américain découvre une tenue bien plus encadrée. La liste des protections n’est pas une affaire de prudence personnelle : elle est écrite dans le règlement. L’article 1-4 du livre de règles de l’IFAF, appliqué par les fédérations européennes, impose neuf pièces.
Neuf pièces imposées, et les chaussures n’en font pas partie
L’article 1-4-3 énumère neuf éléments obligatoires :
• le casque ;
• les protections de hanches, avec protège-coccyx ;
• le maillot ;
• les genouillères ;
• le protège-dents ;
• le pantalon ;
• les épaulières ;
• les chaussettes ;
• les cuissards.
Aucune exception de poste : un joueur qui entre sur le terrain porte les neuf. Les gants restent facultatifs. Les chaussures ne figurent pas dans la liste : le règlement se contente d’encadrer la longueur des crampons.
Le détail qui surprend les footballeurs
La règle IFAF 1-4-7-d interdit les crampons qui dépassent de plus d’un demi-pouce de la base de la chaussure, soit 12,7 mm. Le règlement allemand 2026, publié par l’AFSVD pour les compétitions de l’AFVD, va plus loin : son article 1.4.7 classe les crampons amovibles dans l’équipement illégal, et limite les crampons non amovibles à 13 mm de la pointe à la semelle.
Aucun des deux textes ne définit la chaussure par son sport d’origine. Mais une paire légale au regard du texte international peut être refusée en Allemagne au seul motif que les plots se dévissent. Vérifiez le règlement de votre fédération avant d’acheter des vissés.
Les hauteurs de tige suivent le poste. Under Armour oriente les joueurs de ligne vers une tige haute, les postes mixtes vers une tige mi-haute, les receveurs et les defensive backs vers une tige basse. Les modèles disponibles en euros sont classés par type et par poste dans le comparatif American Football Gear.
Le casque et le protège-dents, les deux pièces les plus détaillées
L’article 1-4-4-a demande un casque équipé d’une grille et d’une jugulaire à quatre ou six points, dont toutes les attaches sont fermées dès que le ballon est en jeu. Les casques d’une même équipe sont de la même couleur et du même dessin. La coque porte une étiquette d’avertissement et la certification NOCSAE du fabricant ou du reconditionneur. Le NOCSAE publie des normes distinctes : ND002 pour les casques neufs, ND004 pour les recertifiés.
Le protège-dents a sa propre spécification à l’article 1-4-4-e : couleur nettement visible, ni blanc ni transparent, matériaux de base approuvés par la FDA, toutes les dents du haut couvertes. La couleur permet à l’arbitre de vérifier à distance que la pièce est en bouche.
Rien ne dépasse du maillot
L’article 1-4-5 impose des manches qui couvrent entièrement les épaulières et un maillot rentré à la taille, couvrant toutes les protections portées à hauteur de taille ou au-dessus. L’article 1-4-7-i précise qu’un protège-côtes ou une protection dorsale visibles rendent l’équipement illégal. Les genouillères passent sous le pantalon, qui doit lui aussi couvrir les genoux.
La sanction tombe sur le joueur : il quitte le terrain pour un down au moins et ne rejoue pas tant qu’il n’est pas équipé. Autant vérifier sa tenue au vestiaire.
